Espoir Décolle
Dans l’ombre, j’ai plié l’orage en papier,
je le lance au vent – c’est mon dernier dictionnaire.
Au-dessus des doutes, la nuit se déchire,
chaque étoile devient un bouton de lumière.
Je ne suis qu’un souffle, mais mon souffle est colère,
il fouette le ciel, peint l’azur en prière.
Entre deux silences, j’entends l’avenir
chanter dans mes veines : ? Ton nom est souvenir. ?
Décolle, espoir, br?le la poussière,
trace une auréole autour de la terre.
Quand le monde s’effondre, je reste entier,
porté par le chant qui jamais n’oublie.