Entendez-vous, dans la brume qui danse,
le souffle des bois endormis ?
C’est le chant des étoiles qui se ramassent
dans l’écharpe de mes mains.
Entendez-vous, sur la mer sans nom,
le c?ur des anciens qui bat encore ?
Je le porte, petit feu, dans ma voix,
pour que la nuit nous reconnaisse.
Entendez-vous, mes frêles amours,
le silence qui devient lumière ?
Suivez-le, il nous mènera
où le jour n’a jamais eu peur.